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Lis bien la consigne avant de répondre !

Salut les Cocos !

Vous l’avez vu dans la dernière vidéo, nous sommes allés montrer et vendre nos produits sur le salon Biozone les 9 et 10 septembre. 

On y a rencontré plein de personnes hyper intéressantes, engagées, gourmandes, pas frileuses, bien coiffées… et qui nous posent quasiment toutes la même question (vraiment, aucune inventivité) :

QUEUOUA ? Vous ne récupérez pas les bocaux alors que vous êtes dans une optique zéro déchet ?

Excellente question monsieur Patel, je vous remercie de l’avoir posée. 

Babelicot c’est qui?

Eléonore et Benjamin FAUCHER, cofondateurs de Babelicot
Eléonore et Benjamin FAUCHER.
Babelicot, c’est nous qu’on l’a fait !

Depuis environ 2 ans, Benjamin entendait les maraîchers du pays de Brest regretter l’absence d’un atelier de transformation. Bien dommage, car ils en avaient besoin : pour valoriser des légumes qui partaient à la poubelle, juste parce qu’ils arrivaient au mauvais moment, ou qu’ils n’étaient pas assez beaux. Et aussi pour compléter leur gamme lorsque les récoltes sont moins abondantes.

Benjamin travaillait à Court-Circuit Pays de Brest, alors les maraîchers il les connaissait bien, mais du boulot il y en avait déjà largement assez ! Court-Circuit ne pouvait pas, en plus de la distribution de paniers bio, créer un atelier de transformation.

Dommage, parce que la passion de Benjamin (en dehors d’acheter des grosses machines), c’est la cuisine !

 

Pour Eléonore, c’était trop de gâchis. Elle savait bien que les quantités de légumes que les maraîchers voulaient transformer ne pouvaient pas intéresser les usines déjà existantes en Bretagne.

Et pour cause, là où elle travaillait, chez Prince de Bretagne, elle voyait les camions partir 5 par 5 pour livrer ces usines, rien à voir avec les 60kg de courgettes en trop dont parlait Benjamin.

Ce qu’il fallait, c’était un atelier de transformation, juste de la bonne taille, pour proposer aux maraîchers de mieux valoriser leur récolte.

Et proposer des recettes pour tous, et qui permettent d’utiliser les légumes de toutes les saisons, et aussi… Elle avait plein d’idées, de l’énergie à revendre…

Banco, Éléonore a quitté son boulot, déménagé à Brest, et en avant Guingamp pour l’aventure Babelicot !

1ère bougie et boutique en ligne : on envoie des bocaux !!

http://boutique.babelicot.fr

 

Babelicot a fêté sa première bougie en début d’année, et nous sommes très fiers de tout le chemin parcouru depuis un an ! Ce qui était encore un projet dans nos têtes devient un peu plus réel chaque jour et de nombreux objectifs sont déjà atteints !

– Main dans la main avec les petits producteurs

Babelicot a été créé afin d’offrir un débouché supplémentaire aux petits producteurs bio de légumes autour de Brest. Il n’existait aucun atelier de transformation pour les légumes mal calibrés ou pour accueillir les pics de production.

Pendant cette première année, nous avons eu la confirmation de leur besoin réel, et nous sommes heureux d’avoir travaillé à plus de 95 % avec des légumes qui n’auraient pas eu d’autre débouché, et d’avoir tissé un vrai partenariat avec les maraîchers qui nous livrent. Un vrai succès de ce côté là !

– des bonnes recettes pour tous et tous les jours

Grâce à ces relations avec les maraîchers, nous avons une gamme de légumes incroyable, et même insoupçonnée, à notre disposition. De quoi faire carburer nos cerveaux pour trouver de nouvelles recettes délicieuses à proposer.

Notre meilleur exemple : le chutney de tomates vertes !

Ou comment sauver des bonnes tomates du compost et proposer une nouvelle recette de folie en même temps !

On en parle ici http://babelicot.fr/blog/2016/12/29/la-belle-histoire-du-chutney-de-tomates-vertes/

Mais on pourrait aussi bien vous parler du tartinable chouprême ! Dernier né de nos tartinables, lui aussi existe grâce à nos liens avec les maraîchers : « j’ai des petits choux verts que je ne peux pas vendre sur mes marchés, vous voulez pas en faire quelque chose ? »

Mais bien sûr, et une grosse tuerie en plus !! (oui, on avoue, on est trop fans de ce produit)

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Ou des petits pots bébés qui seront bientôt de vrais plats complets tout en restant 100 % végétariens et adaptés aux organismes fragiles des plus petits !! Comment faisons nous ? C’est encore un secret, mais vous le saurez bientôt !(ce teasing de ouf)

Bref, nous avons donc développé cette année

  • 5 références de tartinables
  • 3 condiments et 3 sauces
  • 6 soupes chaudes et froides
  • 5 petits pots bébé premier âge et 3 deuxième âge

soit 20 recettes !!

– et puisqu’on parle de chiffres, cette année nous avons

  • transformé 5 tonnes de légumes,
  • travaillé avec 20 légumes différents (sans compter les 5 variétés de tomates différentes ou les 4 couleurs de betteraves utilisés dans notre houmous)
  • venant d’une douzaines de producteurs locaux
  • et vendu près de 15 000 bocaux
  • dans 7 magasins de producteurs, 4 ruches, 13 magasins bio, 4 épiceries, 1 box spéciale produits bretons.

Pas mal, non ?

Mais comme l’objectif était aussi d’être accessibles à tous, et pas que du point de vue des prix (de ce côté-là, on a beaucoup travaillé aussi), nous avons créé une boutique en ligne qui permet à tous de commander nos produits !

http://boutique.babelicot.fr

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Nous avons beaucoup hésité à la mettre en place et comment, car nous voulions trouver une façon de faire qui soit satisfaisante d’un point de vue écologique et économique 🙂

Alors nous avons tranché : pas d’envoi de colis.

En local, c’est l’occasion de se rencontrer à la ferme ou là où nous stockons nos produits.

Et pour ceux qui habitent plus loin, comme ça serait dommage de ne pas vous rencontrer, nous avons décidé de faire les livraisons nous mêmes !

On va commencer par la région parisienne parce que nous y avons eu des demandes, mais si vous êtes ailleurs, envoyez-nous un mail à contact(a)babelicot.fr, nous trouverons ensemble une solution !

Alors évidemment, ça implique quelques contraintes, car nous ne pouvons malheureusement pas faire la navette tous les jours (ha bon?) : 

– une date de livraison fixée, les 23 et 24 mars 2017 pour la région parisienne.

– un minimum de commande à atteindre.

Ah non, cette fois-ci, comme c’est la première, pas de minimum de commandes à atteindre car on en profite pour aller prospecter les magasins sympas de la région (si vous avez des adresses, on est preneurs!)

Pour l’heure et le lieu de livraison, nous verrons ensemble par mail ou téléphone (alors évidemment si vous pouvez vous grouper pour qu’on livre le maximum dans le grand garage de M.JAIUNGRANDGARAGEENPLEINCENTREDEPARIS, c’est encore mieux)

Alors, pour tous ceux qui ont eu l’eau à la bouche à nous écouter raconter nos recettes, 

pour ceux qui souhaitent découvrir et faire découvrir à leur entourage nos produits (nous proposons un kit apéro avec assortiment de tartinables qui fait fureur) et notre démarche,

pour ceux qui avaient des bébés trop petits mais maintenant parfaitement en âge de goûter nos petits pots,

N’hésitez pas et commandez !

Et surtout, faites circuler !!!!

Merci et à bientôt !

 

Brocoli, mi amor – ne jugez pas

Aujourd’hui, on cuisine du brocoli.

fleurettes de brocoli plus vendables car un peu trop mûres
Fleurettes de brocoli plus vendables car un peu trop mûres (mais plus belles que la plupart de celles trouvées en magasin)

Tout de suite, je me suis dit, allez, je vais faire un article la-dessus. Comme, ça je pourrais enfin rendre hommage à Guillaume Long et son blog a boire et à manger en mettant un lien vers l’article mythique du Brocolounge®.

[Tiens je le fais d’ailleurs, parce que vraiment si vous ne connaissez pas, il est temps de réparer cette grave erreur (pardon pour ceux qui vont s’y perdre et remonter toutes les archives)].

On va rigoler un peu, et puis je mettrai des recettes de brocoli qui changent de la purée pour bébé.

Bon, même si aujourd’hui c’est bien de la purée pour bébé que nous faisons, mais passons.

Passons, car en fait, pendant que je réfléchissais à ça en lavant soigneusement toutes les fleurettes (ou sommités si on se la pète) des brocolis, j’ai commencé à sentir l’odeur du brocoli qui cuisait (oui,il y en a un paquet, du coup on cuit en deux fois). Et là, ça m’a fait comme une madeleine de Proust et je me suis sentie toute chose. Nostalgique, sentimentale.

Bon, j’ai bien conscience d’être une extra-terrestre pour être transportée par l’odeur du brocoli, mais il faut dire qu’on en a vécu des choses ensemble !

J’avoue tout, j’ai eu une grande histoire avec le brocoli.

Dans mon ancienne vie, mon boulot, c’était de faire la promotion des choux bretons (je sais je vous fait rêver). Le chou-fleur, bien sûr, fleuron de la production légumière (!), et aliment de base dans tous les foyers outre Rhin (ne les jugez pas non plus), mais aussi le chou vert, le chou romanesco et le brocoli donc.

Le brocoli, il n’y en avait pas beaucoup, mais il fallait se battre pour lui ! Dynamite boy qu’on l’appelait, il se mettait à pousser de façon explosive, d’un coup, jamais au bon moment (= quand il fait chaud au milieu de l’été , pas vraiment au moment idéal pour une purée). Il était le spécialiste pour s’attirer des ennuis, chenilles en tête, mais aussi mouches ou pourriture, ce qui compliquait toutes les étapes, de la plantation à la récolte. Bref, il m’a donné du fil à retordre ! Sans parler des courriers des consommateurs outrés de trouver une chenille dans leur brocoli (pourtant bon signe car pas assommée par les pesticides…) ou de la concurrence espagnole.

Et donc je l’aimais bien. Je lui trouvais des idées de recettes sympa, je lisais des articles scientifiques qui le mettait en avant ou qui cherchaient des idées pour en garder toutes les vitamines après cuisson. J’ai même fait de la télé (et croqué dans une tige crue en disant « on peut même le manger cru » (après j’ai vomi), c’est dire le sacrifice).

Bref, quand Sandrine nous a appelé pour nous dire qu’elle avait une montagne de brocoli tout de suite maintenant, elle n’a pas eu besoin de répéter.

On a compris. On a tout pris.

Les 100 kg.

Et hop une bonne purée de brocoli avec du riz pour les bébés !

les pieds sont cuits !
les pieds sont cuits !
Les restes des 100kg transformés, les lapins vont être contents
Les restes des 100kg transformés, les lapins sont contents

Et le plus génial, c’est que pour faire une purée de brocoli, on met tout à cuire, même le pied (qu’on a cuit séparément parce que c’est plus long), donc presque du 0 gaspillage.

Alors, oui, nous sommes un peu bizarres mais nous sommes vraiment très très heureux.

Et comme en plus on est sympa, on vous met une bonne recette de brocoli avant que la saison ne soit terminée.

Petite note : le brocoli breton se récolte de fin juin à fin octobre, quand il fait assez chaud pour pousser. Contrairement au chou-fleur qui ne craint pas le froid et l’humidité maritime (doux euphémisme), il ne pousse pas en hiver. Si vous en voyez à cette saison, ne cherchez pas, ou plutôt cherchez au sud, c’est un espagnol. Je n’ai rien contre eux, mais 25°C en plein hiver c’est tout de même assez révoltant. (Ne me poussez pas où je vous parle de la grosse différence qui existe entre la notion bretonne de l’irrigation (=la pluie) et la leur)(et là je suis un peu moins de bonne humeur)(du coup j’arrête)(mais j’y reviendrai)

Donc, si vous voulez du brocoli breton, c’est maintenant en frais, ou dans nos purées le reste de l’année. (quel sens de la formule)

Et cette recette, elle arrive ?

Oui, ça va, ça vient.

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le cime di rapa

En fait, cette recette se fait normalement avec du cime di rapa, qui est un peu le meilleur légume du monde, une sorte de brocoli de luxe, qu’on ne trouve que dans les Pouilles en Italie (qui est a peu près la plus belle région du monde). Mais comme c’est même pas la peine d’en trouver en France (pleurs et désolation), on va faire avec le brocoli.

Et ça sera très bon !

Donc, voici la fabuleuse et méridionale recette des

Orrechiette alla barese

Pour 4 personnes :

1 brocoli

4 gousses d’ail

400g d’orrechiette

huile d’olive

sel, poivre

Dans un grand volume d’eau salée, mettez à cuire vos orrechiette, qui sont de petites pâtes en forme d’oreille.

(pas facile d’en trouver, mais faites un effort quand même, déjà que je renonce au cime di rapa, si vous mettez des coquillettes je vais peut être pleurer)(sérieusement, la forme des pâtes, c’est pas juste pour faire joli, ça change aussi leur goût, leur façon de cuire, d’absorber la sauce)(bref, faites un effort)(s’il vous plait)

Prenez votre brocoli, rincez le bien et enlevez toutes les chenilles, ou donnez les à manger aux enfants, puis découpez les fleurettes. Afficher l'image d'origine

Mettez-les à cuire (les fleurettes pas les chenilles, c’est meilleur cru car plus gras et moelleux) dans la même casserole d’eau bouillante avec les pâtes qui n’ont pas encore fini de cuire.

Pendant que tout ça cuit, coupez de l’ail en petits morceaux, et faire le revenir dans de l’huile d’olive dans une grande grande poêle.

Égouttez pâtes et brocoli. Jetez les dans la poêle (à feu doux)( pas les enfants, c’est meilleur cru car plus gras et moelleux surtout quand ils ont mangé des chenilles). Faire revenir  tout ça ensemble.

Hop, hop, hop, on assaisonne et on mange tout de suite, c’est trop bon !

Bon, dans la vraie recette, on fait revenir l’ail avec du pecorino râpé, voire des filets d’anchois, mais bon, à partir de 4 ingrédients, je perds pied.

Voilà !!

Maintenant que c’est fait, on va pouvoir aborder beaucoup plus sereinement la 2ème partie de la saison des courges. Car après concombres et courgettes, à nous les potimarrons !!!

Sinon ces dernières semaine nous avons:

  • Essais de chutney à la maison
    Essais de chutney à la maison

    fait des catalogues de présentation de nos produits pour démarcher les magasins

  • fait des photos et mis à jour le site internet qui commence à ressembler à quelque chose:  http://babelicot.fr/
  • estimé les franco de port pour aller livrer sur Vitré et en région parisienne, ben c’est pas simple 🙂
  • fait des essais concluants de chutney de tomates vertes, ce qui va permettre de valoriser des produits qui ne le sont pas autrement
  • prévu des vacances dans un endroit ou il n’y a rien à faire si ce n’est lire, dormir et marcher et redormir

    séance photo en plein empotage de brocoli
    séance photo en plein empotage de brocoli
  • expédié 250 houmous de betteraves aux quatre coins de la planète via l’entreprise Penn Ar box.
  • décidé de nous faire accompagner par une personne extérieure sur les aspects de développement pour nous sortir la tête du guidon.
  • fait une interview et séance photo pour le prochain Sillages où un article sera consacré à la ferme.
  • admiré les « on ne sait même plus combien » levers de soleil de dingue du mois dernier

    C'est sans filtre et c'est à Brest !
    C’est sans filtre et c’est à Brest !

La betterave, tu l’aimes mais tu la mates

Et bien vous savez quoi, voici le 54ième article sur la betterave.

Jusqu’à peu, on était plutôt sur le vieux dicton: La betterave, tu l’aimes ou tu la quittes.

Oui, ce charmant jeune homme tient bien un couteau, ça devait arriver, si elles en avaient étudié la biologie, ces petits sourires complaisants disparaîtraient bien vite…

Vous pensiez que les précédentes expériences auraient eu raison de nous (rappelez-vous des 3 jours d’épluchage = traumatisme = dépression = recherche de stagiaire en fin d’études de psychatrie pour nous premettre de continuer à travailler sereinement dans un environnement truffé d’objets tranchants).

 

Que de moments passés à vous imaginer pleurer dans votre sommeil, votre pauvre corps, poussé à bout, réclamant inconsciemment de l’houmous.

Non, nous ne pouvions laisser faire ça. Alors nous avons opté une nouvelle formule.

 

La betterave, tu l’aimes mais tu la mates.

Quand je dis tu la mates il s’agit bien du verbe mater, synonyme de dresser, dominer, pas d’une tendance perverse légumophile, généralement plutôt répandue dans les forêt du centre Bretagne. Où de la Creuse.

Donc nous avons remis le pied à l’étrier (référence à la fameuse recette du cheval melba) mais avons employé les grands moyens : L’éplucheuse (trouvaille boncoinesque magnifique)

La grosse pelucheuse

Alors vraiment parfois la procrastination est absurde. Éplucheuse = Révolution, gros kiff, wahou c’est trop bien, t’y touche pas sinon je maudis ta famille sur huit générations.

On avait peur de perdre trop de matière, on en perd beaucoup moins qu’à l’épluchage manuel.

On ne savait pas si on allait vraiment gagner du temps, on passe de 10kg/ heure à 10kg en moins de 6 minutes trente (ah oui quand même)

Donc on a refait de l’houmous de betterave tout en poussant de petits cris de joie (tel le jeune goéland qui appelle sa mère partie au lointain chercher le doux ver ; sonorité qui ne parlera absolument pas aux lecteurs poitevins, pour vous, imaginez plutôt l’excitation du caniche abricot de la voisine le matin au saut du lit).

La betterave arrive de chez Sandrine et Eddie, des maraîchers, bergers, éleveurs de chiens énormes sur le plateau du gevaudan (de bergers) au Gaec du plateau, près de Pleyber Christ.

Figurez-vous que la nuit précédent la livraison, les vilains moutons se sont délectés du tas de betteraves, comme si une force extérieure les poussait à nous péter les …. bon sang de bon sang.

Bref, ils nous en on laissé quand même.

Donc nous voilà repartis pour une tournée d’houmous.

Les betteraves, belles, de toutes les couleurs, de toutes les tailles, tout ce qui fait qu’on adore notre métier parce qu’on sent la diversité dans ce qu’on travaille.

Les pois chiches, gonflés à bloc.

Le tahin (purée de sésame = boooooon = paaaaaas booooon si t’en mets trop) bien en forme.

On cuit tout ça, tout va pour le mieux.

On dose nos 500 pots, tranquille, doigts dans le nez (ceci est une image, on ne peu pas, la plupart du temps on a des gants donc toute entrée naso-auriculaire est impossible essayez c’est vraiment trop désagréable)

On capsule, et bam rapide et efficace, on devient des balèzes du réglages de la capsuleuse.

On autoclave.

On lave tout, on lit les misérables (parce que l’autoclave, c’est long quand même) et on se dit que qu’on est bien là, à la fraîche…vous connaissez la suite.

ON arrêter la bête et voir ce qu’il en est.

ET BAM.

Houmous de betteraves, avant après stérilisation
Houmous de betteraves, avant après stérilisation

L’houmous de betteraves rouges est devenu un houmous de betterave rose layette (et c’est même pas pour les bébés).

Bon moi je suis complètement daltonien donc techniquement, ça me passe un peu par dessus. Mais là quand même !

Heureusement, on a de l’humour et on trouve ça super drôle. Très intéressant même, nos produit sont vivants et pas standardisés ! Tout ce qu’on voulait. Et puis on vous rassure, cette fournée et encore meilleure que la dernière.

 

 

A quoi cela est-il dû alors ?

AH !

La variété des betteraves, le temps de cuisson, le temps de mixage, le moment où on ajoute le citron…tellement de paramètres potentiels.

Mais alors les gens vont-ils quand même acheter ?

Bon alors déjà, la moitié de la planète n’a pas encore la référence de l’houmous en tête hein, on est pas des fabricants de sucre pâte à tartiner qui rend les enfants tous joyeux de se goinfrer et de passer un moment tellement exceptionnel (avec la tartine préparée par môman pendant que pôpa travaille dur).

Et SURTOUT, on a choisi de vendre dans des endroits ou les gens sont capables d’expliquer comment sont faits leurs produits. Nous avons donc du faire certains choix. Pas de vente en grande distribution par exemple, malgré leur sollicitation.

Donc pour retrouver nos produits, ce sont les magasins bios, les magasins de producteurs, les amap, les épicerie fines et moins fines, et bientôt nous l’espérons, une organisation pour développer les achats groupés en vente directe (on peufine le système et on vous publie ça ans un prochain article).

A part ça, on a fait quoi pendant tout ce temps :

– investi dans une imprimante à étiquettes ce qui nous permet d’imprimer des petites séries

– reçu les premiers goodies des contreparties, on va pouvoir vous envoyer tout ça

– fait de la ratatouille, du pesto vegan, du confit d’oignons et de céleri branche, de la rillette de champignons, du gaspacho qui décoiffe, du gaspacho qui décoiffe moins pour les palais sensibles, du coulis de tomates, de la moutarde aux algues avec Algo’manne…

– expédié nos premiers colis par transporteur (avec la petite larmichette lorsque la porte s’est refermée derrière eux, les laissant seuls dans le noir de cette remorque désincarnée)

– accueilli quelques personnes pour du partage d’expérience

– acheté une nouvelle tenue de travail avec plein de boutons pression qui font chef de restaurant pour se la raconter.

Knock Aout – faille estivale et réserves hivernales

 

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Oulala, voici bien quelques semaines que nous n’avons pas publié, il semblerait que nous soyons partis en vacances nous soyons fait déborder par le boulot. (toute façon en vous étiez en vacances, non ? c’était bien ?)

Qui l’eu cru, nous avions abandonné nos enfants (que les assistantes sociales et autres parents indignés soient rassurés, nous les avons récupéré depuis, et en sommes bien contents) dans l’espoir d’avoir plus de temps, mais une faille temporelle s’est alors créée, nous poussant à regarder la montre et à se dire « tiens mais que fait-on à mixer de la purée alors qu’on devrait être couchés ? » (glamour hein). Le travail d’écriture a donc été un peu laissé de côté, parce que finalement dormir la nuit c’est pas si has been. 

En même temps, tout ceci n’est pas très surprenant, l’été, c’est le rush. Les légumes poussent comme des champignons (à l’automne), et réciproquement (oui les champignons sont de vrais légumes l’été, ils ne poussent pas, on attend donc avec impatience la rentrée pour relancer de la rillette de champis car le stock fond à vue de carton vide).

Et puis l’été, c’est la saison beaucoup trop courte des tomates, poivrons, concombres, aubergines, courgettes (bon ok, la saison de la courgette n’est pas spécialement éclair mais on ne va pas chipoter). Vous nous voyez venir avec nos ratatouilles, gaspachos, et autres sauces tomates ? Les recettes qui aident à passer l’hiver, celles qui permettent de tenir le coup au bout de 12 semaines de choux carottes poireaux ?

du soleil en bocaléplucher le concombre

 

 

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Oui ? On est bien d’accord, ce n’est donc pas le moment de partir en vacances (en plus ça sert à rien, ici on a les plus belles plages du monde #tunoussaoulesavecCrozonàlafin), mais bien le moment de production à ne pas rater, le moment où le stock explose #feud’artifice

Donc l’été c’est le rush, le mois d’août particulièrement. C’est pour cela que nous avions démarré l’activité en mai, pour se roder avant, et grand bien nous en a pris (on est légèrement fatigués)(et c’est pas fini!)

Ces dernières semaines nous avons rencontré et travaillé avec plusieurs maraîchers du coin. Sandrine, Manue, Aude, Christophe, Hugo, André, Stéphane (bon lui on le connaissait déjà c’est vrai)(bientôt des photos !). Trop bien, enfin des semaines entières à transformer de la production maraîchère trop bonne ! Au menu, beaucoup (beaucoup) de courgettes ! Dixit Sandrine, « des courgettes, j’en ai une tonne (ceci n’est pas une métaphore) si vous voulez » (ah oui quand même, on va y aller mollo là).

Donc en avant les courgettes. La tonne a été transformée sur Juillet, des purées bébé, de la soupe, mais surtout des tartinables et des pestos de courgettes !

et hop, 100 kg en bouteilles !
et hop, 100 kg en bouteilles !

Des courgettes mais pas que, on a aussi eu les premières tomates, des rondes, des cornues, des rouges, des noires, des roses, des petites, des grosses, mais point commun, toutes succulentes (on peut pas les garder pour nous finalement ? Sûr ?)

tomates anciennes

Donc les tomates sont parties en coulis, en ratatouille, en sauce tomate (ce qui, avec le pesto de courgettes, nous fait deux sauces pour les soirs où « ah zut on a rien à manger on fait des pâtes »)

Et puis entre deux productions prévues, on a utilisé les restes pour bricoler quelques douceurs.

Ben oui, il nous restait 3 kg de basilic, 15 d’oignons et 15 de céleri branche (vous voyez bien ce fameux céleri qu’on tente de refourguer à n’importe qui quand on en a deux fois dans son panier). On a fait marcher nos neurones à papilles et on vous a concocté un confit d’oignons rosés et de céleri et un pesto vegan aux graines torréfiées.

Et bien mes amis, c’est de la série limitée et c’est trop bon !

Maintenant il ne reste plus qu’à étiqueter tout ça !!

 

A part ça ces dernières semaines nous avons :

– contacté plein de magasins pour vendre nos produits (oui le stock commence à prendre beaucoup de place)

– réalisé que nous ne pouvions pas tout faire et que nous devions nous faire aider à la rentrée par un stagiaire (on fera paraître l’offre bientôt)

– acheté une épépineuse, un truc magique, tout simple, qui transforme les tomates entières (lavées quand même) en coulis en moins de deux.

épépineuse magique
magique !

– dormi dans le camion devant la conserverie (c’est pas mal mais éviter de renverser de la sauce tomates au sol trois jours avant aurait été encore mieux)

– reçu des centreurs pour la capsuleuse (oui c’est technique mais c’est cool)

– reçu l’appel des vendeurs d’étiqueteuse pour nous dire qu’elle était en route et arrive lundi prochain !!!!!

– décidé d’investir dans une petite imprimante à étiquettes pour imprimer des petites séries (on vous fera voir une démo)

– cassé la sauteuse

– réparé la sauteuse (en fait elle s’est autoréparée, elle a séché => ne pas nettoyer la sauteuse à grande eau)

– cassé le coupe-légumes

– réparé le coupe-légumes (merci garantie, celui-ci ne s’était pas autoréparé => ne pas nettoyer le coupe-légumes à grande eau)

– acheté une éplucheuse à patates, navets, carottes, betteraves… ! Hâte de tester !

– mangé essentiellement des pâtes et du chocolat, les légumes c’est nul

– organisé une grande battue aux moucherons (=> ne pas oublier de vider la poubelle d’épluchures de légumes tous les soirs)

– dormi, fait un saut en parachute, découvert de nouvelles plages… bref, 2-3 trucs pour se recharger et mieux repartir !

 

Betterave tueuse à Guipavas

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Quelque chose dans l’air. Un souffle mystérieux et parabolique. La douce Soizic au regard franc vacilla légèrement. Elle se retourna brusquement, guidée par une force inexplicable.

Elles étaient là, bien rangées et nettoyées. Sur la table, dans des cageots de 10kg en bois de peuplier, les betteraves l’attendaient.

Elle ne pouvait plus reculer, elle était cernée.

Après s’être soigneusement lavée les mains, Soizic ajusta sa charlotte et pris son économe en tremblant.

Nos bocaux… chez vous !

Après la production… la vente !

 

Ca y est, nos bocaux sont dans les magasins !

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Vous pouvez maintenant trouver nos produits :

A Brest,

– sur les 8 points de distribution de Court Circuit

– à la Biocoop Kerbio Europe

– à l’épicerie Carpe Diem rue de l’Amiral Linois (Siam

– dans les 2 magasins Tôt ou Tard, rue de Lyon et rue d’Aiguillon à partir de demain

A Landerneau à la Biocoop la Clé des Champs.

A Plabennec, dans le magasin de producteurs Keribio à partir de samedi

Et à Plougastel-Daoulas à la biocoop Biogastel.

Mais aussi au magasin des jardins de Courances, à Courances (donc), en région parisienne. Petite entorse au côté local c’est vrai, mais faut nous excuser, c’est notre copine Céline, brestoise pur jus et ancienne de Court circuit Pays de Brest, qui tient la boutique. Elle sait bien que les produits brestois sont les meilleurs du monde (et ça lui manquait) et ses clients ont l’air d’accord ;-). Et en plus le transport se fait uniquement par covoiturage. Donc tout va bien, non ?

Après les dégustations familiales et amicales, place donc aux goûteurs anonymes, à tous ceux qu’il faut convaincre par le goût et non par sympathie !

Bref, c’est le vrai grand saut.

J’y vais mais j’ai peur comme on dit.

On vous retrouve là-bas ?

45 jours de folie

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45 jours de campagne sur Ulule, c’est avant tout 185 soutiens et 13 201 € collectés !!

Un grand merci à tous ceux qui nous soutiennent, et qui ont parlé de notre projet autour d’eux.

Nous avons vécu 45 jours incroyables.

Non c’est vrai, on rigole, on fait des blagues, mais nous sommes vraiment touchés et excités par le succès de cette campagne de crowdfunding.

Voir que notre projet intrigue, plaît, est encouragé, soutenu, c’est vraiment une chance incroyable.

Ca mettrait quand même un peu la pression, non ?

Ah mais oui, parce que maintenant on va produire tout les bocaux qui seront dans les contreparties, et on croise les doigts pour que cela plaise, que nos contributeurs ne soient pas déçus, et qu’ils aient envie d’en reprendre !

Mais 45 jours de crowdfunding c’est aussi :

– plus de 45 jours de préparation avec Ulule, 10 conférences skype avec une communicante fabuleuse et 6 versions de la présentation du projet (vous n’auriez pas aimé la première)

– 2 vidéos tournées, dont une qui nous fait toujours autant rire (il paraît qu’ils chantent faux, vous entendez, vous?)

– 8243 actualisations de la page Ulule par jour en moyenne (26 352 les premiers jours, à un moment on s’est demandé comme nos nerfs alllaient tenir)

– 5000 mails envoyés pour parler du projet autour de nous (ok on arrondit, avec les messages d’erreurs ça nous embrouille un peu. On les retire ou pas du compte?)

– 4 articles de presse parus : 3 encore visibles ici, ici, ici

– 1 émission de radio dans laquelle vous pouvez nous écouter pendant une bonne demi-heure (pour ceux qui sont loin et qui veulent entendre nos belles voix), avec un intermède musical des plus réussis

– 29 posts Facebook et 10 sur Instagram

– Une recommandation Marmiton, tout de même !

– plein de messages d’encouragement de partout dans le monde ! #alscaciendamouraMontreal

– un sujet de conversation inépuisable et des millliards d’idées de Benjamin à trier (nouvelles contreparties, chansons, blagues…)

et bien sûr

– 185 messages de remerciements à nos contributeurs. On avoue, on n’a pas toujours réussi à être originaux et drôles, mais le merci était toujours sincère !

Ca nous a donné de l’amour en pagaille, de l’excitation, de la force pour la suite !

 

Voilà, maintenant vous pouvez reprendre une activité normale, comme disait l’autre.

A bientôt !!!

DERNIER JOUR

ouestfrance

Allez, si vous voulez encore voir nos têtes (en plein soleil) : il y a un bel article à la page Entreprendre dans le Ouest France d’hier :

http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/entreprendre-babelicot-bio-local-dans-bocal-11-06-2016-273473

Et c’est le dernier jour de la campagne de crowdfunding sur Ulule !

200

Si vous voulez nous soutenir et goûter les produits Babelicot en avant première, c’est votre dernière chance ! Alors foncez sur Ulule, et partagez !
https://fr.ulule.com/babelicot-conserverie/

Babelicot, les légumes bio rêvent de finir dans nos bocaux !

Babelicot permet à toute la famille de savourer des bons légumes bio toute l’année, de façon gourmande, pratique et au meilleur prix ! Cette nouvelle marque bretonne lutte contre le gaspillage alimentaire et soutient les petits maraîchers bio du Finistère, tout en apportant gourmandise et inventivité dans vos assiettes.

Bref, Babelicot, c’est bien plus que des bocaux de bonnes recettes à base de légumes bio : c’est une rencontre entre des consommateurs gourmands et exigeants et des producteurs amoureux de leurs légumes.

Bonne journée à tous !!