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À table !

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La belle histoire du chutney de tomates vertes

Il était une fois, des maraîchers bretons qui cultivaient des tomates à la belle saison. Elles étaient belles, rouges et sucrées, grâce au soleil et au bon air iodé.

une tomate on a dit
une tomate on a dit

Mais la Bretagne n’est pas (à tort) connue pour la chaleur de son arrière saison et c’est ainsi que quand le mois d’octobre fut venu, les tomates devinrent paresseuses, refusant de rougir malgré tous les efforts (bio) des maraîchers. (je vous passe les détails, j’essaie de rester dans le ton du conte de fée)

1001 courgettes !

Moi j’adore la courgette. Ma préférée, c’est celle du mois de juin.courgettedessin

Celle qui t’annonce l’été, qui te dit que bientôt ses copines aubergines et tomates vont arriver. Que peut-être Mr Poivron les rejoindra si le soleil a été généreux.

La courgette qui rime avec ratatouille. Enfin avec presque ratatouille.

Mais en juin, on fait quoi avec, on la regarde ? On lui dit, comme d’hab ma courge, t’arrives en avance et t’as même pas pris de bière pour attendre les autres ?

Ah non hein, les copines qui arrivent les premières, qui annoncent les bonnes nouvelles, on les engueule pas !

Toute seule, la courgette est tout à fait supportable vous savez ! (sauf quand elle chante, là c’est insupportable, la courgette a un gros problème de justesse, c’est bien connu – elle baisse) (https://www.youtube.com/watch?v=-AwYpUbBWqE)

Et puis je vous en reparlerai sûrement, mais elle a le bon goût de rester tout l’été et une bonne partie de l’automne, avec ses copines les grosses cucurbitacées et autres potimarrons, et de repousser l’idée de l’hiver (qui arrive, comme le dit Jean Neige en ne mangeant pas suffisamment de courgettes, d’où la voix rauque, le tein blafard et un manque flagrand d’humour).

via GIPHY

).
Bon, c’est vrai qu’à la fin, on ne la retient pas, on lui dit, tu sais la fête est terminée, il ne se passera plus rien, même concombre est parti, et là tout le monde entre en dormance, alors faut pas rester là. Oui, il vient un moment où on a plus envie de poireau que de courgette. C’est fou, je sais, ça s’appelle la crise de la Toussaint, et ça ne dure pas longtemps. Juste assez pour se rendre compte qu’on est vraiment débiles, que le poireau on n’aura que ça pendant 6 mois, et que maintenant c’est trop tard.

Mais je vous dis ça en plein mois de juin, forcément ça vous passe à côté. Là, vous êtes comme moi, tous fous avec la courgette (enfin pas trop quand même) mais en même temps un peu perdus.

Alors on reprend :

La courgette pousse très bien en Bretagne. Bon, c’est pas là qu’elle est la plus précoce, bizarrement. Mais quand même, en Bretagne elle s’en sort bien, même en extérieur, contrairement à la tomate, cette snobe de mexicaine qui trouve que ça manque de soleil chaud et préfère s’abriter (à mon avis elle complexe de se montrer nue sur la plage). Passons.

La courgette est une plante annuelle, ce n’est donc pas un arbre, il faut la replanter tous les ans (si vous en voulez tous les ans bien sur, enfin vous avez compris) et donc à croissance limitée. A un moment, ça s’arrête. En général, le froid et les jours décroissants lui font comprendre la vie. Ça calme on va dire.

La courgette se mange de préférence jeune (comme les chats), avant qu’elle n’aie des problèmes de rétention d’eau et des pépins énormes et amères. Mais bon chacun ses goûts.

Si elle est bio, gardez la peau, ça vous évitera d’avoir les mains vertes (au sens littéral) et c’est très bon.

Si vous en avez dans votre jardin, mangez-en les fleurs, en beignet si possible c’est un délice. Et ça casse un peu l’image de la courgette régime et ennuyeuse.

D’ailleurs, si vous voulez un vrai article qui vous raconte tout sur la courgette + qui vous donne une recette de beignet de fleur de courgette, allez ici, franchement j’ai la flemme de recopier en faisant semblant d’écrire un article original alors que j’adore ce site.

Et comme ça, j’ai plus de place pour vous raconter comment je fais pour ne pas m’ennuyer au bout de 3 semaines de courgettes dans mon panier :

– Semaine 1 : trop cool, je coupe en dés, je fais sauter à l’huile avec de l’ail, je sers comme ça, c’est le soleil dans mon assiette

– Semaine 2 : trop cool, je coupe en dés, je fais sauter à l’huile avec de l’ail, je sers comme ça, c’est le soleil dans mon assiette.

– Semaine 3 : trop cool, je coupe en dés, je fais sauter à l’huile avec de l’ail, je sers comme ça, c’est le soleil daImage du Blog perrotcuisine.centerblog.netns mon assiette.

– Semaine 4 : bon, ok vous l’avez vu venir, c’est pas grave, j’assume les procédés pourris, je suis pas Houellebecq. Donc, là normalement, j’en ai marre de la courgette simple et je cherche autre chose. Ça tombe bien, il fait beau (ceci n’est pas une blague), je peux me faire une salade de courgettes. Crue la courgette. Et oui ! Donc je râpe ma courgette. Deux options, soit je râpe avec une grosse râpe, soit je me fais des lamelles à l’économe : la peau, la chair, tout, mais pas les pépins quand même. Et là, magie, vous avez maintenant de belles tagliatelles !
Source image : perrotcuisine.centerblog.net sur centerblog.

Dans les deux cas, assaisonnez avec une petite vinaigrette au citron, des herbes fraîches genre ciboulette ou menthe, des graines de courges. Pour les grands gourmands, vous pouvez ajouter un peu de feta ou assimilé.

Et si vous le pouvez, mangez dans la foulée pour garder le croquant (gourmand).

L’été s’arrête-t-il au bout de 4 semaines, nonnnnnnnnnnnnnn, mais bon, on ne va pas vous écrire un roman aujourd’hui, la suite la semaine prochaine !

Et sinon la semaine dernière nous avons :

– transformé 270kg de courgettes, 25kg de faisselle, 30 bouquets de menthe et trois de livèche en soupes et petits pots (un essai de tartinable est en cours, ça va être bien ! )

menthe leorobocoupecourgette

– reçu pleins de belles étiquettes pour un prochain atelier collage en attendant l’étiqueteuse

– bu des bières pour fêter la réussite du crowdfunding

– tenté de récupéré d’avoir bu des bières pour fêter le crowdfunding

– décidé de ne plus boire de bières en semaine c’est vraiment pas une bonne idée

– pris contact avec plein de magasins, on attend les retours- vu un vieux van qui serait peut-être pas mal pour démarrer comme utilitaire, même si il est un peu rouge

haricotdemer

– préparé la semaine en cours qui est sous le signe de l’algue, on empote on empote, des tartares et du haricot de mer au vinaigre de cidre, l’expérimentation d’il y a 15 jours ayant été concluante (c’est très bon les gens adorent)

Et la gourmandise dans tout ça ?

Maintenant que les travaux sont terminés, qu’on a bien paradé dans nos vêtements de cosmonautes, passons aux choses sérieuses, parlons bons légumes, épices… à table quoi !

Nous allons commencer par… le chou rave ?

Le quoi ?

Mais si, voyons, ce légume à tête de spoutnik (comme on l’appelle en Allemagne), avec de longues tiges qui partent de son coeur,

parfois vert, parfois violet,

Il est assez peu connu en France, même ma mère n’en a jamais vu !!!

magnifaïques !
elle ne fait aucun effort, vraiment

Et à voir la tête de ceux qui en trouvent dans leurs paniers par surprise (découverte et déroute, les deux piliers des paniers bio), elle ne doit pas être la seule !!

Il est pourtant si chou !

Bon, j’avoue, je ne suis pas hyper objective avec les choux.

#lescrucifèresc’estd’enfer

(ho, ça va, chacun ses passions, hein, je ne juge pas les amateurs de musique baroque par exemple)

Et aussi, moi non plus je ne le connaissais pas il n’y a pas si longtemps.

C’est au cours de mes périgrinations dans les rayons fruits et légumes et les champs de toute l’Europe ( #3615mavie) qu’il m’est apparu, d’abord timidement, puis carrément, par montagnes entières vertes et violettes.

Parce qu’il est le chou préféré en Europe Centrale et en Russie.

De là à l’associer à un goulash ou un borsch au nom peu sexy et appétissant…

goulash
délicieux pourtant

…Il n’y a qu’un pas

Que j’ai bien eu du mal à ne pas franchir !

OK, c’est un chou, mais ça ne vous dit pas ce qu’on peut faire avec. Etre mignon ça n’a jamais suffit pour être comestible (sauf pour les chatons, c’est vrai)

"les chats de toute façon, c'est tous des branleurs" #lesnuls
« les chats de toute façon, c’est tous des branleurs » #lesnuls

 

 

 

 

 

 

 

Et puis si on peut en manger des montagnes comme nous on mange des tomates, c’est qu’on doit en faire autre chose que de la soupe !

Bingo, la tomate, c’est la clé : on peut le manger cuit ET cru !

Un beau légume comme ça (bin si, il est beau, objectivement, regardez), ne se cache pas, non madame, il s’exhibe,

se découpe en bâtonnets et se croque à l’apéro

se râpe en salade

certains le mangent en rondelle comme une pomme

On peut en manger aussi la tige et les feuilles (bin oui, arrêtez avec vos grands yeux, des feuilles de choux, c’est pas extravagant)(certains y lisent même l’avenir, mais là on sort du cadre)

Et nous, on le prépare en purée pour les enfants. Non, on n’a pas peur. On n’est pas fous, ON SAIT que les enfants l’adorent. Tout doux, lorsqu’il est cuit il s’écrase tout seul : pas de morceaux ou de grumeaux régurgitatoires avec lui !

Résultat : purée chou rave pomme de terre, un nouveau petit pot BABELICOT à partir de 6 mois !

équipe A

équipe A : chou-rave validé

Faut dire, il n’a rien à voir avec du rutabaga ou du navet (qui ne sont pas vraiment des légumes, d’ailleurs, on ne sait pas vraiment ce qu’ils font au rayon nourriture pour humains) : aucune amertume !

Bon, en plus, si on se renseigne, on se rend compte qu’il est hyper riche en vitamine C. Si ça vous fait plaisir, vous pouvez en boire au petit déjeuner à la place du jus d’orange, mais là nous déclinons toute responsabilité.

Allez, on est sympas, on vous donne une recette !

Et comme il a l’air de faire beau cette semaine, on va faire estival avec

 

une salade de chou rave 

Ingrédients :

– du chou rave (mais quelle surprise). Comptez environ 1/2 chou rave par personne

Si vous avez le choix, essayez de les prendre pas trop gros, ils seront plus tendres

– carottes (1 par personne)

– graines de courges

– raisins secs

– sauce soja

– huile d’olive

– jus de citron

– sel

– poivre

Préparation :

– Epluchez le (ou les) chou rave gentiment en écoutant de la jungle

– Rapez le chou rave grossièrement mais sans l’insulter

– faites pareil pour les carottes, histoire de se remettre de bonne humeur

– mettez tout dans un saladier, parsemez généreusement de graines de courges et de raisins secs, le tout est que ça soit joli.

– faites une belle sauce pour accompagner ce délice en assemblant sauce soja, huile d’olive, jus de citron et bien sûr sel et poivre.

– emportez à la plage.

– frimez et savourez 

en toute simplicité
en toute simplicité

 

Vis ma vie : l’algue, de l’eau (de mer) à la bouche

Algue. Végétal chlorophyllien aquatique ou des lieux humides, n’ayant ni feuilles, ni racines, ni vaisseaux, ni fleurs, ni graines, tel que le fucus ou la spirogyre. (Les algues forment un embranchement du règne végétal.). A priori pas bon, mais en fait si, et pas qu’un peu.

Lundi dernier, après un week-end de finitions ménage, nous étions prêts, dans les startings blocks pour démarrer la production dans la conserverie.

Et comme nous devons prendre en main tranquillement nos machines, nous avons décidé de ne pas démarrer tout de suite par la mise en route de l’autoclave et des gros outils mais par de la mise en pot.

Objectif de la semaine : maîtrise de la capsuleuse

Moyens : mise en pot et répétition du capsulage environ 2000 fois

Alors je disais que nous avions commencé par de la mise en pot. Nous avons effectué du travail à façon pour Algo’manne, Julien dans le civil. Julien, il est paysan de la mer, il aime les algues, les gens et les dauphins (et plus généralement les cétacés), tellement que quand il te parle de tout ça et de son chez lui, à Portsall, des étoiles brillent dans ses yeux. Et il est imbattable quand il s’agit de faire des blalgues avec algue.

algomanne1

Son travail, c’est de vous faire découvrir les algues autrement que collées au front après une plongée. Julien, il les cuisine et c’est tellement bon que ça en devient addictif (dixit moi qui en raffole maintenant alors que je détestai ça il y a encore peu, là d’où je viens, on mange les canards qui ont mangé les algues).

 

 

Étape 1 :

Julien cueille les algues, sans tout arracher, pour préserver au mieux la ressource. Les récoltes ont lieux toute l’année avec un creux en été et un autre en hiver, là où la pousse est moins prononcée. Au printemps, les récoltes sont importantes et les préparations aussi puisqu’il faut stocker des produits qui seront distribués l’été sur les marchés. Cela tombe plutôt bien car de notre côté, c’est le creux de production des maraîchers, donc nous avons du temps pour travailler les algues.Afficher l'image d'origine

Etape 2: Séchage

Les algues sont mises à sécher dans son séchoir, puis Julien les réduit en morceaux plus ou moins fin selon les préparations.

Etape 3: Tambouille

Tartare nature algomanne, 100g

La pièce maîtresse, c’est le tartare. Plusieurs types d’algues, ciselées avec des oignons de l’ail du citron et de bonnes huiles d’olive et de tournesol. Il y a la version nature (authentique), la version spiruline (shoot d’EPOlike), la version piment (doux quand même) et la version figue miel (ma préférée).

Mais comme les gens en raffolent, Julien doit passer de plus en plus de temps à transformer et de moins en moins les pieds dans l’eau à récolter. Il a donc décidé de déléguer une partie du travail et c’est là que nous intervenons.

 

Mais alors comment a fonctionné la mise en pot ?

Jour 1 : tests

– réception des seaux remplis de tartare déjà préparé

– réglage machines

– petit remixage du produit avec la girafe (c’est le nom du mixeur à soupe hein, pas une vraie girafe ça mettrait des poils partout) pour que les algues soient mieux assimilées dans l’organisme et donc pour profiter au mieux de leurs innombrables vertus

– test des méthodes de remplissage (cuillère, rouleau à pâtisserie – ça ne marche pas-, poche à douille…)

– réglage de la capsuleuse

– ah ben il est déjà l’heure d’aller chercher les enfants à la garderie.

– méthodo validée :

1 : mettre tous les bocaux sur une table en inox

potsleo

2 : remplir la poche à douille

3 : remplir les bocaux en mode machine (sans en faire tomber partout entre les pots sinon tu galères à mort pour tout nettoyer)

4,5,6 : contrôle de poids et réajustement / tassage du pot pour faire propre et enlever les grosses bulles d’air et d’huile / nettoyage du haut du pot avec un petit bout de papier absorbant pour que la capsule adhère bien et que ce soit joli à l’ouverture

pesée3 tassage nettoyage

 

7: autocongratulation devant les tables remplies de pots prêts à être capsulés

8 : capsulage

capsuleuse

9 : séchage

10 : mise en cartons

11: re-autocongratulation

Et oui, on fait de l’artisanal et pas de la grosse industrie, nous ce qui nous importe c’est que le produit soit bien traité !

Jour 2 : go !

– empotage des trois seaux de tartare nature

=> on commence à se faire à la charlotte

Jour 3 : rego !

– empotage des deux seaux de tartare au piment

=> on commence à se faire au reste de l’habit, on oublie encore un peu d’enlever ses chaussures en sortant pour en changer

Jour 4 : rerego !

– empotage des deux seaux de tartare spiruline et des deux de tartare figue miel

On commence à maîtriser les trucs de base, on a été plutôt bons sur l’achat des petits matériels, manque une poubelle actionnée au pied et ce sera bon.

=> C’était donc notre première vraie journée complète de travail au labo (oui les autres jours il fallait jongler avec les autres RDV), et jeudi soir, on a très bien dormi.

Jour 5 : mise en carton du tout et apéro avec algomane, on l’a tous bien mérité.

Au final, nous avons fait :

– 270 pots de 200g (les plus pénibles à remplir parce que la poche à douille ne va pas bien au fond, technique à améliorer mais ça y est, nous avons le prototype en tête)

– 866 pots de 100g

Et on est contents !

Et sinon cette semaine nous avons :

– mis en ligne le crowdfunding sans la vidéo, qui viendra prochainement

– fait de la compta

– démarré une prestation étiquetage pour les producteurs (on vous en reparlera)

– reçu les pièces manquantes des machines (il y avait quelques trucs cassés pendant le transport)

– participé à l’assemblée générale de Court-circuit Pays de Brest

– décidé de prendre le poste de trésorier au CA de la crèche (pour se faire la main sur les bulletins de salaire et puis aussi pour éviter de s’ennuyer le soir en rentrant:) )

– rencontré nos partenaires Bretagne active pour faire le point sur l’avancée du projet

– posé une porte (ah ben oui les artisans avaient récupéré des portes mais elles ne s’ouvraient que de l’intérieur, c’est assez problématique non?), fait du bardage, fait des placards…

bardagebasetportebardage débutbardage bas
bardagefinimicheletmarcelbardageplacardscellier

– assisté au raccordement de la hotte au toît

Et c’est déjà pas mal!

Un grand merci à tous les copains et à Bruno qui sont venus nous prêter main forte pendant le WE !

La recette du Pumpernickel

Comme on aime bien cuisiner mais pas que des pots, on vous fait part d’un recette découverte il y a peu mais qui nous met en émoi à chaque fois qu’on la fait parce qu’elle a tout d’une grande, simple, rapide, bonne, efficace quoi. Voici la recette duuuuuuuuuuuuuu

PUMPERNIKEL

(alors moi je trouve que le nom fait plus petite sœur de chucky que biscuit sympa mais bon c’est comme ça, encore une histoire de nom où ils ne devaient pas tous être d’accord)

pumpernickel amandes biscuit recette

Pour les puristes gourmandogermanophones/philes, vous remarquerez que ce biscuit ne ressemble en rien au pain de seigle allemand du même nom bien que très bon lui aussi. Certains tenteront donc de manger ce biscuit avec des huîtres et seront bien déçus. D’autre le beurreront allègrement et seront bien alourdis.

Non, on ajoute rien, on le croque comme ça, éventuellement, on le trempe dans du café (corretto même, n’ayons peur de rien, marions-le avec de la grappa)

Alors voici la recette, tirée d’une de mes bibles¹. Ce livre a un gros avantage, les recettes fonctionnent parfaitement telles quelles. Ici, on ne touche à rien, il est loin l’esprit de m**ton avec son commentaire de Jean-Jacques qui « trouve que cette recette est pas mal avec des amandes mais tellement meilleure quand on les remplace par du poulet », nous mettant tout de suite un doute existentiel.

Avant de vous lancer, sachez que vous avez besoin d’environ 30 min de préparation et pareil de cuisson au four.

Donc, voici les ingrédients nécessaires à la chose (2 pièces soit une bonne trentaine de biscuits):

– 3 petit œufs

– 250g de sucre semoule (blanc, blond…)

– 8g de canelle en poudre (attention, la canelle ne pèse pas bien lourd, 8g c’est pas mal, environ deux bonnes cuillères à café bombées)

– 250 d’amandes entières grossièrement découpées

– 260g de farine

– 100g d’amandes effilées pour le décor (oui bon là on se la raconte un peu ça n’est pas vraiment indispensable mais c’est classe)

1 : Préchauffer le four à 180°C

1 bis : Verser sucre et œufs dans un récipient.

2 : Fouetter ce mélange pendant 20min (non ce n’est pas une blague, 20min. Mais pas la peine de faire un concours de fouet, l’objectif est d’obtenir un mélange mousseux et non une tendinite, donc on y va cool) (et on ne triche pas avec un batteur électrique)

3 : ajouter la canelle au mélange et remélanger (vite fait, ce coup-ci)

4 : concasser les amandes au couteau (les couper en deux ou trois environ)

5 : ajouter les amandes au mélange ainsi que la farine.

6 : mélanger le tout (vous aurez bien sûr pensé à troquer votre fouet contre une cuillère en bois ou une maryse pour mélanger, au risque de passer le reste de la journée à enlever ce gros mélange pateux d’entre les fils du fouet). Le mélange doit être consistant.

7 : mettre le tout dans une poche à douille

8 : faire deux boudins (ils vont gonfler très légèrement et s’étaler un peu à la cuison donc ne les collez pas) sur une plaque à four farinée ou huilée ou rien du tout si vous avez une feuille spéciale.

9 : parsemer d’amandes effilées puis retirer l’excédent d’amandes

10 : au four ! pour 30 min.

11 : sortir le biscuit et le découper tout de suite au gros couteau à pain (faire des tronçons de 1cm environ)

12 : attendre le refroidissement total, les biscuits vont durcir et seront meilleurs (mais si vous réussissez vraiment à attendre sans en manger un seul vous êtes habité par la force, revendiquez-vous Jedi).

Et voilà !

Et aussi LA variante que c’est moi qui l’ai faite et pas Le mosieur qui a écrit le livre :

Bon en gros on fait la même chose, mais :

– au lieu de mettre de la canelle, on met des épices à tendance plutôt salée du style cumin, curcuma, colombo (un vieil épice, comme disait ma femme)

– plutôt que de vulgaires amandes, on ajoute des graines de courge (en plus c’est moins cher)

Cette variante est parfaite pour faire des biscuits salés d’apéritif ou encore à égrainer dans une salade.

pumper nickel graines de courge et colombo

Je vous invite donc à faire vos variantes et à en faire profiter tout le monde (vous pouvez également nous en envoyer par la poste, on mangera avec plaisir)

¹ Pâtisserie ! de Christophe Felder, aux éditions de la Matinière, p 484