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eleonore faucher

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Se nourrir, à quel prix, 1ère partie

Bonjour à vous les babelicocos et cocottes !

alors il y a 15 jours, nous étions présents sur le forum « Se nourrir, à quel prix ? », organisé à Brest par Eaux et Rivières de Bretagne (on va l’appeler ERB sinon ça va devenir pénible dans l’article), à l’UBO de Brest.

Vous trouverez en fin d’article un lien1 vers leur site internet avec une présentation détaillée du programme, le compte-rendu devrait arriver bientôt.Pour ceux qui ne connaissent pas ERB, il s’agit d’une association indépendante qui réunit des

Campagne d’affichage de France Nature Environnement qui fit scandale – 2011

citoyens et des experts et dont les objectifs sont entre autres d’alerter et sensibiliser quant à la qualité des eaux en Bretagne. Et oui, je suis à peu près certain que vous associez aussi facilement Bretagne avec galette qu’avec algues vertes (tiens on a peut-être pas encore essayé la galettes aux algues vertes?).

 

Alors il s’est passé quoi dans ce forum hein ? Et bien franchement, vous auriez dû venir, c’était génial.

 

 

Pour ma part, je faisais le grand écart sociologique sur la semaine. Deux jours avant, je présentais Babelicot à la Brest Business School (ouais ben l’école de commerce du coin quoi) ou avait lieu une petite sauterie avec présentation des vœux, mise en avant des entreprises locales et blablabla. Autant vous dire, à mon grand regret, que les invités était plus portés sur la dernière montre connectée qui vous prépare le café que sur l’artisanat bio et militant pour le zéro déchet. Bref, j’étais bien préparé et, même si c’est réellement une de nos missions que de sensibiliser aussi des publics à priori loin de nos considérations, j’avoue que les défilés de costards et talons qui te prennent de haut, je ne m’y ferai jamais, mais j’y travaille promis. Bien heureusement, le forum du samedi à largement rétabli l’équilibre (il avait aussi son lot de barbus écolos en tong chaussettes, ici pas de chichis, venez comme vous êtes;), par contre on sent bien les neurones qui bouillonnent pour réfléchir à ce qui nous entoure et participer à la construction de demain (et sans forcément se dire qu’il y a de l’argent à en tirer, mais on pourra reparler de croissance verte plus en détails), on n’est pas là pour manger des petits fours !

Un modèle breton productiviste à faible valeur ajoutée

Alors en matinée, il a été question du modèle agricole breton, qui, comme vous le savez, n’est pas le plus vertueux de l’univers. Un modèle plutôt productiviste et à faible valeur ajoutée. Concrètement le producteur, agriculteur ou industriel ne gagne que très peu sur une unité de quoi que ce soit produite ( notamment vrai pour du cochon, du poulet, du lait…). Donc pour gagner des sous, il faut produire plein plein plein. Un modèle des années 70 qui a vécu me direz-vous ? Oui, à priori mais il s’accroche dit donc. Et plus l’ouverture des marchés se fait sentir, plus joue la concurrence avec les autres pays. Et oui, le travers de ce modèle, c’est qu’il ne produit pas de biens différenciants. Le porc breton, ça reste un produit bas de gamme quoi qu’on en dise, pas bien différent du porc espagnol ou canadien (sauf qu’il ne prononce pas « ben mon cochon » de la même façon). J’entends déjà les sirènes des syndicats porcins hurler dans mes oreilles, et je mets des boules de cire.

Heureusement pour moi, comme on fait du légume chez Babelicot donc ils ne nous lisent pas, on n’existe pas vraiment. Au final, si l’on ne produit pas quelque chose de mieux qu’ailleurs, et vu que le coût du travail en France est plus élevé, pas facile de vivre correctement de sa production, sauf en industrialisant encore davantage et cela soulève de menus problèmes environnementaux et sociaux. Attention, loin de moi l’idée de faire en sorte que les entreprises paient moins de charges salariales. Non l’idée serait plutôt d’encourager les productions à forte valeur ajoutée (et par la même faible impact environnemental mais nous y reviendrons plus loin).

Après avoir discuté autour de ce modèle, il a bien fallu en étudier les conséquences directes sur le milieu environnant. Une des interventions traitait des niveaux de rejet d’azote dans les cours d’eau et donc dans nos océans.

Pour la faire courte,

– l’azote est un des composants essentiels de la constitution du vivant. Que tu soit un viking, une pâquerette en fleur, un épi de blé ou un vieux chêne tricentenaire, si t’as pas d’azote, tu deviens tout rabougri et tu meurs dans l’isolement le plus total.

– en chimie, l’azote c’est N (du latin nitrogenium)

– et là tu te dis mais oui : azote = nitrogenium = nitrate ….c’est donc ça ! Oui, presque, c’est quand même un peu plus compliqué mais comme nous procédons à un choc de simplification, c’est ça.

Alors l’azote on le trouve où ?

Le cycle de l’azote

D’abord, dans le caca (et alors beaucoup dans le caca de cochonnet). Et puis on peut aussi en fabriquer en mode cristal meth, en plus c’est pas très cher, et vous vous doutez bien que ça fleure bon l’agrobusiness.

Donc l’azote, en tant qu’agriculteur on s’en sert. Pour donner aux animaux, pour donner aux plantes, bref pour tout ce qui pousse. Le problème, c’est qu’on a eu tendance (et c’est pas fini du tout) à avoir la main un peu lourde, du style ah zut, j’ai mis 12 sucres dans ton café.

Exercice :

JP a bu 75 demis de 25cl.

Sachant qu’il était saoûl au bout du 14 ème (quand même) et qu’il a vomi le reste sur les chaussures du voisin :

1. Combien de demi ont été rejetés dans la nature ?

2. A 3,5€ le demi, combien a-t-il perdu de pognon ?

3. A tout éructer comme ça, n’a-t-il pas un peu gâché la soirée des ses voisins ?

4. Et enfin, va-t-il en prendre bonne note et s’abstenir la prochaine fois en s’arrêtant à 14 ?

(Réponses en tout petit et à l’envers dans le prochain numéro)

Bon, je vous avais dit que c’était trivial mais on peut faire la même avec l’agriculture, il suffit de remplacer bière par azote, c’est triste non  ?

A partir d’un certain seuil, l’azote apporté aux cultures et animaux est excédentaire. Et alors dès qu’il pleut (à ben tiens ça tombe bien c’est le cas vers chez nous), l’azote se fait la malle, c’est ce qu’on appelle communément le lessivage des sols, d’autant plus accentué lorsque la terre est à nu pendant l’hiver. Maintenant en balade, vous ne verrez plus les champs de la même manière ! Pour les animaux, si l’azote est excédentaire dans la nourriture, on le retrouve dans le caca ! Et le caca, on en fait quoi ? Ben on l’épand dans les champs pardi ! Ah oui zut c’est le serpent qui se mord la queue.

Donc notre azote se fait la malle dans les cours d’eau et super, l’eau est maintenant polluée, plei

La formation des algues vertes

ne de nitrates, il va falloir la traiter pour la boire.

 

Heureusement,ça fait des heureuses. Les algues, l’azote, elles adorent, c’est un vrai festin, et elles prolifèrent (elles aiment bien le phosphore aussi les algues, même principe). Ah et puis vous vous doutez bien que pendant qu’on y est, au moment des pluies, vont être lessivés les produits phytos mis sur les plantes, trop kawaï !

Ceci nous amène donc sur les interventions qui ont eu lieu en deuxième partie du forum.

Pollution de l’eau en Bretagne, un quart des agriculteurs ne veut pas transmettre ses données.

La première intervention concernait ces fameux rejets d’azote. Force est de constater que les rejets bretons, si on les compare aux rejets mondiaux, sont très, très au-dessus, et je ne vous le fait pas dire, c’est maaaaaaal.

Une des particularité de la Bretagne, nous avons de nombreux bassins versants et c’est eux qui sont scruté à la lo

Principe du bassin versant

 

upe. Un bassin versant, c’est une zone géographique ou se déverse l’eau environnante, en gros, une dépression topographique, une assiette creuse à trous qui se déverse dans les nappes phréatiques et donc les cours d’eau et la mer. Mais comment y remédier mon bon monsieur ?

 

Tout d’abord, vous avez sans doute entendu parler du « plan algues vertes », qui n’a rien en commun avec une technique de drague en soirée. Alors, selon ceux qui en sont à l’origine, il s’agissait d’un grand plan régional destiné à limiter, voire stopper toute prolifération des algues sur nos côtes bretonnes. Dit comme ça, ça en jette ! Bon, dans les faits, en comparant les rejets avant et après le plan, les changements sont…inexistants. Ah oui quand même ! Tiens donc, un effet d’annonce le plan ? Ben oui, pourtant en matière de législation environnementale on ne nous a pas habitué à ça. Donc le plan est inefficace et le coût du ramassage des algues explose, plusieurs millions d’euros chaque année, ça commence à piquer un peu le portefeuille, et puis on ne peut pas dire que la fréquentation des plages ait été boostée (d’ailleurs étrange qu’un grand groupe ne nous ait pas encore inventé un truc du style super séjour minceur garanti à base de bains et cataplasmes d’algues, la croissance verte du futur à portée de main).

Les agriculteurs sont bien sûr partie prenante de ce plan. A ce titre, ils peuvent effectuer des relevés sur leurs parcelles de manière à mettre en place des mesures spécifiques, au cas par cas, en accompagnements avec des techniciens de bassins versants. Là on se dit qu’on tiens le bon bout. Il apparaît que 75 % des professionnels font part de leurs résultats. C’est bien, merci à eux. Mais qu’en est-il des 25 % restants ? Un quart des agriculteurs ne souhaitent pas qu’on mette le nez dans leurs pratiques, serait-ce parce qu’ils sont de toute façon irréprochables, il est permis d’en douter ?

Pour la suite, nous traiterons des rejets de produits phytosanitaires et les effets cocktails. Pour info, l’effet cocktail n’a rien à voir avec ce que Tom Cruise induit dans ton corps en maniant un shaker. A bientôt pour la suite, et sachez que vos commentaires sont toujours les bienvenus !

 

Liens et bibliographie:

1: http://www.eau-et-rivieres.org/forum-regional-se-nourrir-quels-prix

Cuistoman est de retour – la recette des blinis de carotte

SOS recette de tartines pour l’apéritif

Ah zut, il est 20h, vous n’avez rien pour tartiner vos pots Babelicot et la boulangerie est fermée ! 

A la petite cuillère alors ?

Si vous voulez, mais sinon, pas de panique, Cuistoman est là pour sauver votre apéro !

Nous vous proposons une recette de blinis de carotte, LA recette de dépannage qui fait même manger des légumes à vos bambins au passage.

C’est facile, c’est rapide et c’est bon !

Pour commencer un repas de fêtes, vous pouvez les tartiner avec du tartinable Chou’prême ou même du chutney de tomates vertes avec un morceau de Comté !

[ la purée de carotte peut tout à fait être remplacée par n’importe quelle purée bébé et même par une soupe ! ]

Et pour noël, n’oubliez pas la meilleure recette de petits gâteaux du monde, Le Pumpernickel, aussi appelé le « super nickel » !!

 

1ère bougie et boutique en ligne : on envoie des bocaux !!

http://boutique.babelicot.fr

 

Babelicot a fêté sa première bougie en début d’année, et nous sommes très fiers de tout le chemin parcouru depuis un an ! Ce qui était encore un projet dans nos têtes devient un peu plus réel chaque jour et de nombreux objectifs sont déjà atteints !

– Main dans la main avec les petits producteurs

Babelicot a été créé afin d’offrir un débouché supplémentaire aux petits producteurs bio de légumes autour de Brest. Il n’existait aucun atelier de transformation pour les légumes mal calibrés ou pour accueillir les pics de production.

Pendant cette première année, nous avons eu la confirmation de leur besoin réel, et nous sommes heureux d’avoir travaillé à plus de 95 % avec des légumes qui n’auraient pas eu d’autre débouché, et d’avoir tissé un vrai partenariat avec les maraîchers qui nous livrent. Un vrai succès de ce côté là !

– des bonnes recettes pour tous et tous les jours

Grâce à ces relations avec les maraîchers, nous avons une gamme de légumes incroyable, et même insoupçonnée, à notre disposition. De quoi faire carburer nos cerveaux pour trouver de nouvelles recettes délicieuses à proposer.

Notre meilleur exemple : le chutney de tomates vertes !

Ou comment sauver des bonnes tomates du compost et proposer une nouvelle recette de folie en même temps !

On en parle ici http://babelicot.fr/blog/2016/12/29/la-belle-histoire-du-chutney-de-tomates-vertes/

Mais on pourrait aussi bien vous parler du tartinable chouprême ! Dernier né de nos tartinables, lui aussi existe grâce à nos liens avec les maraîchers : « j’ai des petits choux verts que je ne peux pas vendre sur mes marchés, vous voulez pas en faire quelque chose ? »

Mais bien sûr, et une grosse tuerie en plus !! (oui, on avoue, on est trop fans de ce produit)

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Ou des petits pots bébés qui seront bientôt de vrais plats complets tout en restant 100 % végétariens et adaptés aux organismes fragiles des plus petits !! Comment faisons nous ? C’est encore un secret, mais vous le saurez bientôt !(ce teasing de ouf)

Bref, nous avons donc développé cette année

  • 5 références de tartinables
  • 3 condiments et 3 sauces
  • 6 soupes chaudes et froides
  • 5 petits pots bébé premier âge et 3 deuxième âge

soit 20 recettes !!

– et puisqu’on parle de chiffres, cette année nous avons

  • transformé 5 tonnes de légumes,
  • travaillé avec 20 légumes différents (sans compter les 5 variétés de tomates différentes ou les 4 couleurs de betteraves utilisés dans notre houmous)
  • venant d’une douzaines de producteurs locaux
  • et vendu près de 15 000 bocaux
  • dans 7 magasins de producteurs, 4 ruches, 13 magasins bio, 4 épiceries, 1 box spéciale produits bretons.

Pas mal, non ?

Mais comme l’objectif était aussi d’être accessibles à tous, et pas que du point de vue des prix (de ce côté-là, on a beaucoup travaillé aussi), nous avons créé une boutique en ligne qui permet à tous de commander nos produits !

http://boutique.babelicot.fr

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Nous avons beaucoup hésité à la mettre en place et comment, car nous voulions trouver une façon de faire qui soit satisfaisante d’un point de vue écologique et économique 🙂

Alors nous avons tranché : pas d’envoi de colis.

En local, c’est l’occasion de se rencontrer à la ferme ou là où nous stockons nos produits.

Et pour ceux qui habitent plus loin, comme ça serait dommage de ne pas vous rencontrer, nous avons décidé de faire les livraisons nous mêmes !

On va commencer par la région parisienne parce que nous y avons eu des demandes, mais si vous êtes ailleurs, envoyez-nous un mail à contact(a)babelicot.fr, nous trouverons ensemble une solution !

Alors évidemment, ça implique quelques contraintes, car nous ne pouvons malheureusement pas faire la navette tous les jours (ha bon?) : 

– une date de livraison fixée, les 23 et 24 mars 2017 pour la région parisienne.

– un minimum de commande à atteindre.

Ah non, cette fois-ci, comme c’est la première, pas de minimum de commandes à atteindre car on en profite pour aller prospecter les magasins sympas de la région (si vous avez des adresses, on est preneurs!)

Pour l’heure et le lieu de livraison, nous verrons ensemble par mail ou téléphone (alors évidemment si vous pouvez vous grouper pour qu’on livre le maximum dans le grand garage de M.JAIUNGRANDGARAGEENPLEINCENTREDEPARIS, c’est encore mieux)

Alors, pour tous ceux qui ont eu l’eau à la bouche à nous écouter raconter nos recettes, 

pour ceux qui souhaitent découvrir et faire découvrir à leur entourage nos produits (nous proposons un kit apéro avec assortiment de tartinables qui fait fureur) et notre démarche,

pour ceux qui avaient des bébés trop petits mais maintenant parfaitement en âge de goûter nos petits pots,

N’hésitez pas et commandez !

Et surtout, faites circuler !!!!

Merci et à bientôt !

 

La belle histoire du chutney de tomates vertes

Il était une fois, des maraîchers bretons qui cultivaient des tomates à la belle saison. Elles étaient belles, rouges et sucrées, grâce au soleil et au bon air iodé.

une tomate on a dit
une tomate on a dit

Mais la Bretagne n’est pas (à tort) connue pour la chaleur de son arrière saison et c’est ainsi que quand le mois d’octobre fut venu, les tomates devinrent paresseuses, refusant de rougir malgré tous les efforts (bio) des maraîchers. (je vous passe les détails, j’essaie de rester dans le ton du conte de fée)

Brocoli, mi amor – ne jugez pas

Aujourd’hui, on cuisine du brocoli.

fleurettes de brocoli plus vendables car un peu trop mûres
Fleurettes de brocoli plus vendables car un peu trop mûres (mais plus belles que la plupart de celles trouvées en magasin)

Tout de suite, je me suis dit, allez, je vais faire un article la-dessus. Comme, ça je pourrais enfin rendre hommage à Guillaume Long et son blog a boire et à manger en mettant un lien vers l’article mythique du Brocolounge®.

[Tiens je le fais d’ailleurs, parce que vraiment si vous ne connaissez pas, il est temps de réparer cette grave erreur (pardon pour ceux qui vont s’y perdre et remonter toutes les archives)].

On va rigoler un peu, et puis je mettrai des recettes de brocoli qui changent de la purée pour bébé.

Bon, même si aujourd’hui c’est bien de la purée pour bébé que nous faisons, mais passons.

Passons, car en fait, pendant que je réfléchissais à ça en lavant soigneusement toutes les fleurettes (ou sommités si on se la pète) des brocolis, j’ai commencé à sentir l’odeur du brocoli qui cuisait (oui,il y en a un paquet, du coup on cuit en deux fois). Et là, ça m’a fait comme une madeleine de Proust et je me suis sentie toute chose. Nostalgique, sentimentale.

Bon, j’ai bien conscience d’être une extra-terrestre pour être transportée par l’odeur du brocoli, mais il faut dire qu’on en a vécu des choses ensemble !

J’avoue tout, j’ai eu une grande histoire avec le brocoli.

Dans mon ancienne vie, mon boulot, c’était de faire la promotion des choux bretons (je sais je vous fait rêver). Le chou-fleur, bien sûr, fleuron de la production légumière (!), et aliment de base dans tous les foyers outre Rhin (ne les jugez pas non plus), mais aussi le chou vert, le chou romanesco et le brocoli donc.

Le brocoli, il n’y en avait pas beaucoup, mais il fallait se battre pour lui ! Dynamite boy qu’on l’appelait, il se mettait à pousser de façon explosive, d’un coup, jamais au bon moment (= quand il fait chaud au milieu de l’été , pas vraiment au moment idéal pour une purée). Il était le spécialiste pour s’attirer des ennuis, chenilles en tête, mais aussi mouches ou pourriture, ce qui compliquait toutes les étapes, de la plantation à la récolte. Bref, il m’a donné du fil à retordre ! Sans parler des courriers des consommateurs outrés de trouver une chenille dans leur brocoli (pourtant bon signe car pas assommée par les pesticides…) ou de la concurrence espagnole.

Et donc je l’aimais bien. Je lui trouvais des idées de recettes sympa, je lisais des articles scientifiques qui le mettait en avant ou qui cherchaient des idées pour en garder toutes les vitamines après cuisson. J’ai même fait de la télé (et croqué dans une tige crue en disant « on peut même le manger cru » (après j’ai vomi), c’est dire le sacrifice).

Bref, quand Sandrine nous a appelé pour nous dire qu’elle avait une montagne de brocoli tout de suite maintenant, elle n’a pas eu besoin de répéter.

On a compris. On a tout pris.

Les 100 kg.

Et hop une bonne purée de brocoli avec du riz pour les bébés !

les pieds sont cuits !
les pieds sont cuits !
Les restes des 100kg transformés, les lapins vont être contents
Les restes des 100kg transformés, les lapins sont contents

Et le plus génial, c’est que pour faire une purée de brocoli, on met tout à cuire, même le pied (qu’on a cuit séparément parce que c’est plus long), donc presque du 0 gaspillage.

Alors, oui, nous sommes un peu bizarres mais nous sommes vraiment très très heureux.

Et comme en plus on est sympa, on vous met une bonne recette de brocoli avant que la saison ne soit terminée.

Petite note : le brocoli breton se récolte de fin juin à fin octobre, quand il fait assez chaud pour pousser. Contrairement au chou-fleur qui ne craint pas le froid et l’humidité maritime (doux euphémisme), il ne pousse pas en hiver. Si vous en voyez à cette saison, ne cherchez pas, ou plutôt cherchez au sud, c’est un espagnol. Je n’ai rien contre eux, mais 25°C en plein hiver c’est tout de même assez révoltant. (Ne me poussez pas où je vous parle de la grosse différence qui existe entre la notion bretonne de l’irrigation (=la pluie) et la leur)(et là je suis un peu moins de bonne humeur)(du coup j’arrête)(mais j’y reviendrai)

Donc, si vous voulez du brocoli breton, c’est maintenant en frais, ou dans nos purées le reste de l’année. (quel sens de la formule)

Et cette recette, elle arrive ?

Oui, ça va, ça vient.

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le cime di rapa

En fait, cette recette se fait normalement avec du cime di rapa, qui est un peu le meilleur légume du monde, une sorte de brocoli de luxe, qu’on ne trouve que dans les Pouilles en Italie (qui est a peu près la plus belle région du monde). Mais comme c’est même pas la peine d’en trouver en France (pleurs et désolation), on va faire avec le brocoli.

Et ça sera très bon !

Donc, voici la fabuleuse et méridionale recette des

Orrechiette alla barese

Pour 4 personnes :

1 brocoli

4 gousses d’ail

400g d’orrechiette

huile d’olive

sel, poivre

Dans un grand volume d’eau salée, mettez à cuire vos orrechiette, qui sont de petites pâtes en forme d’oreille.

(pas facile d’en trouver, mais faites un effort quand même, déjà que je renonce au cime di rapa, si vous mettez des coquillettes je vais peut être pleurer)(sérieusement, la forme des pâtes, c’est pas juste pour faire joli, ça change aussi leur goût, leur façon de cuire, d’absorber la sauce)(bref, faites un effort)(s’il vous plait)

Prenez votre brocoli, rincez le bien et enlevez toutes les chenilles, ou donnez les à manger aux enfants, puis découpez les fleurettes. Afficher l'image d'origine

Mettez-les à cuire (les fleurettes pas les chenilles, c’est meilleur cru car plus gras et moelleux) dans la même casserole d’eau bouillante avec les pâtes qui n’ont pas encore fini de cuire.

Pendant que tout ça cuit, coupez de l’ail en petits morceaux, et faire le revenir dans de l’huile d’olive dans une grande grande poêle.

Égouttez pâtes et brocoli. Jetez les dans la poêle (à feu doux)( pas les enfants, c’est meilleur cru car plus gras et moelleux surtout quand ils ont mangé des chenilles). Faire revenir  tout ça ensemble.

Hop, hop, hop, on assaisonne et on mange tout de suite, c’est trop bon !

Bon, dans la vraie recette, on fait revenir l’ail avec du pecorino râpé, voire des filets d’anchois, mais bon, à partir de 4 ingrédients, je perds pied.

Voilà !!

Maintenant que c’est fait, on va pouvoir aborder beaucoup plus sereinement la 2ème partie de la saison des courges. Car après concombres et courgettes, à nous les potimarrons !!!

Sinon ces dernières semaine nous avons:

  • Essais de chutney à la maison
    Essais de chutney à la maison

    fait des catalogues de présentation de nos produits pour démarcher les magasins

  • fait des photos et mis à jour le site internet qui commence à ressembler à quelque chose:  http://babelicot.fr/
  • estimé les franco de port pour aller livrer sur Vitré et en région parisienne, ben c’est pas simple 🙂
  • fait des essais concluants de chutney de tomates vertes, ce qui va permettre de valoriser des produits qui ne le sont pas autrement
  • prévu des vacances dans un endroit ou il n’y a rien à faire si ce n’est lire, dormir et marcher et redormir

    séance photo en plein empotage de brocoli
    séance photo en plein empotage de brocoli
  • expédié 250 houmous de betteraves aux quatre coins de la planète via l’entreprise Penn Ar box.
  • décidé de nous faire accompagner par une personne extérieure sur les aspects de développement pour nous sortir la tête du guidon.
  • fait une interview et séance photo pour le prochain Sillages où un article sera consacré à la ferme.
  • admiré les « on ne sait même plus combien » levers de soleil de dingue du mois dernier

    C'est sans filtre et c'est à Brest !
    C’est sans filtre et c’est à Brest !

Knock Aout – faille estivale et réserves hivernales

 

 

Oulala, voici bien quelques semaines que nous n’avons pas publié, il semblerait que nous soyons partis en vacances nous soyons fait déborder par le boulot. (toute façon en vous étiez en vacances, non ? c’était bien ?)

Qui l’eu cru, nous avions abandonné nos enfants (que les assistantes sociales et autres parents indignés soient rassurés, nous les avons récupéré depuis, et en sommes bien contents) dans l’espoir d’avoir plus de temps, mais une faille temporelle s’est alors créée, nous poussant à regarder la montre et à se dire « tiens mais que fait-on à mixer de la purée alors qu’on devrait être couchés ? » (glamour hein). Le travail d’écriture a donc été un peu laissé de côté, parce que finalement dormir la nuit c’est pas si has been. 

En même temps, tout ceci n’est pas très surprenant, l’été, c’est le rush. Les légumes poussent comme des champignons (à l’automne), et réciproquement (oui les champignons sont de vrais légumes l’été, ils ne poussent pas, on attend donc avec impatience la rentrée pour relancer de la rillette de champis car le stock fond à vue de carton vide).

Et puis l’été, c’est la saison beaucoup trop courte des tomates, poivrons, concombres, aubergines, courgettes (bon ok, la saison de la courgette n’est pas spécialement éclair mais on ne va pas chipoter). Vous nous voyez venir avec nos ratatouilles, gaspachos, et autres sauces tomates ? Les recettes qui aident à passer l’hiver, celles qui permettent de tenir le coup au bout de 12 semaines de choux carottes poireaux ?

du soleil en bocaléplucher le concombre

 

 

mini courgetteratatouille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oui ? On est bien d’accord, ce n’est donc pas le moment de partir en vacances (en plus ça sert à rien, ici on a les plus belles plages du monde #tunoussaoulesavecCrozonàlafin), mais bien le moment de production à ne pas rater, le moment où le stock explose #feud’artifice

Donc l’été c’est le rush, le mois d’août particulièrement. C’est pour cela que nous avions démarré l’activité en mai, pour se roder avant, et grand bien nous en a pris (on est légèrement fatigués)(et c’est pas fini!)

Ces dernières semaines nous avons rencontré et travaillé avec plusieurs maraîchers du coin. Sandrine, Manue, Aude, Christophe, Hugo, André, Stéphane (bon lui on le connaissait déjà c’est vrai)(bientôt des photos !). Trop bien, enfin des semaines entières à transformer de la production maraîchère trop bonne ! Au menu, beaucoup (beaucoup) de courgettes ! Dixit Sandrine, « des courgettes, j’en ai une tonne (ceci n’est pas une métaphore) si vous voulez » (ah oui quand même, on va y aller mollo là).

Donc en avant les courgettes. La tonne a été transformée sur Juillet, des purées bébé, de la soupe, mais surtout des tartinables et des pestos de courgettes !

et hop, 100 kg en bouteilles !
et hop, 100 kg en bouteilles !

Des courgettes mais pas que, on a aussi eu les premières tomates, des rondes, des cornues, des rouges, des noires, des roses, des petites, des grosses, mais point commun, toutes succulentes (on peut pas les garder pour nous finalement ? Sûr ?)

tomates anciennes

Donc les tomates sont parties en coulis, en ratatouille, en sauce tomate (ce qui, avec le pesto de courgettes, nous fait deux sauces pour les soirs où « ah zut on a rien à manger on fait des pâtes »)

Et puis entre deux productions prévues, on a utilisé les restes pour bricoler quelques douceurs.

Ben oui, il nous restait 3 kg de basilic, 15 d’oignons et 15 de céleri branche (vous voyez bien ce fameux céleri qu’on tente de refourguer à n’importe qui quand on en a deux fois dans son panier). On a fait marcher nos neurones à papilles et on vous a concocté un confit d’oignons rosés et de céleri et un pesto vegan aux graines torréfiées.

Et bien mes amis, c’est de la série limitée et c’est trop bon !

Maintenant il ne reste plus qu’à étiqueter tout ça !!

 

A part ça ces dernières semaines nous avons :

– contacté plein de magasins pour vendre nos produits (oui le stock commence à prendre beaucoup de place)

– réalisé que nous ne pouvions pas tout faire et que nous devions nous faire aider à la rentrée par un stagiaire (on fera paraître l’offre bientôt)

– acheté une épépineuse, un truc magique, tout simple, qui transforme les tomates entières (lavées quand même) en coulis en moins de deux.

épépineuse magique
magique !

– dormi dans le camion devant la conserverie (c’est pas mal mais éviter de renverser de la sauce tomates au sol trois jours avant aurait été encore mieux)

– reçu des centreurs pour la capsuleuse (oui c’est technique mais c’est cool)

– reçu l’appel des vendeurs d’étiqueteuse pour nous dire qu’elle était en route et arrive lundi prochain !!!!!

– décidé d’investir dans une petite imprimante à étiquettes pour imprimer des petites séries (on vous fera voir une démo)

– cassé la sauteuse

– réparé la sauteuse (en fait elle s’est autoréparée, elle a séché => ne pas nettoyer la sauteuse à grande eau)

– cassé le coupe-légumes

– réparé le coupe-légumes (merci garantie, celui-ci ne s’était pas autoréparé => ne pas nettoyer le coupe-légumes à grande eau)

– acheté une éplucheuse à patates, navets, carottes, betteraves… ! Hâte de tester !

– mangé essentiellement des pâtes et du chocolat, les légumes c’est nul

– organisé une grande battue aux moucherons (=> ne pas oublier de vider la poubelle d’épluchures de légumes tous les soirs)

– dormi, fait un saut en parachute, découvert de nouvelles plages… bref, 2-3 trucs pour se recharger et mieux repartir !

 

Betterave tueuse à Guipavas

maredesang

 

Quelque chose dans l’air. Un souffle mystérieux et parabolique. La douce Soizic au regard franc vacilla légèrement. Elle se retourna brusquement, guidée par une force inexplicable.

Elles étaient là, bien rangées et nettoyées. Sur la table, dans des cageots de 10kg en bois de peuplier, les betteraves l’attendaient.

Elle ne pouvait plus reculer, elle était cernée.

Après s’être soigneusement lavée les mains, Soizic ajusta sa charlotte et pris son économe en tremblant.

Nos bocaux… chez vous !

Après la production… la vente !

 

Ca y est, nos bocaux sont dans les magasins !

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Vous pouvez maintenant trouver nos produits :

A Brest,

– sur les 8 points de distribution de Court Circuit

– à la Biocoop Kerbio Europe

– à l’épicerie Carpe Diem rue de l’Amiral Linois (Siam

– dans les 2 magasins Tôt ou Tard, rue de Lyon et rue d’Aiguillon à partir de demain

A Landerneau à la Biocoop la Clé des Champs.

A Plabennec, dans le magasin de producteurs Keribio à partir de samedi

Et à Plougastel-Daoulas à la biocoop Biogastel.

Mais aussi au magasin des jardins de Courances, à Courances (donc), en région parisienne. Petite entorse au côté local c’est vrai, mais faut nous excuser, c’est notre copine Céline, brestoise pur jus et ancienne de Court circuit Pays de Brest, qui tient la boutique. Elle sait bien que les produits brestois sont les meilleurs du monde (et ça lui manquait) et ses clients ont l’air d’accord ;-). Et en plus le transport se fait uniquement par covoiturage. Donc tout va bien, non ?

Après les dégustations familiales et amicales, place donc aux goûteurs anonymes, à tous ceux qu’il faut convaincre par le goût et non par sympathie !

Bref, c’est le vrai grand saut.

J’y vais mais j’ai peur comme on dit.

On vous retrouve là-bas ?

45 jours de folie

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45 jours de campagne sur Ulule, c’est avant tout 185 soutiens et 13 201 € collectés !!

Un grand merci à tous ceux qui nous soutiennent, et qui ont parlé de notre projet autour d’eux.

Nous avons vécu 45 jours incroyables.

Non c’est vrai, on rigole, on fait des blagues, mais nous sommes vraiment touchés et excités par le succès de cette campagne de crowdfunding.

Voir que notre projet intrigue, plaît, est encouragé, soutenu, c’est vraiment une chance incroyable.

Ca mettrait quand même un peu la pression, non ?

Ah mais oui, parce que maintenant on va produire tout les bocaux qui seront dans les contreparties, et on croise les doigts pour que cela plaise, que nos contributeurs ne soient pas déçus, et qu’ils aient envie d’en reprendre !

Mais 45 jours de crowdfunding c’est aussi :

– plus de 45 jours de préparation avec Ulule, 10 conférences skype avec une communicante fabuleuse et 6 versions de la présentation du projet (vous n’auriez pas aimé la première)

– 2 vidéos tournées, dont une qui nous fait toujours autant rire (il paraît qu’ils chantent faux, vous entendez, vous?)

– 8243 actualisations de la page Ulule par jour en moyenne (26 352 les premiers jours, à un moment on s’est demandé comme nos nerfs alllaient tenir)

– 5000 mails envoyés pour parler du projet autour de nous (ok on arrondit, avec les messages d’erreurs ça nous embrouille un peu. On les retire ou pas du compte?)

– 4 articles de presse parus : 3 encore visibles ici, ici, ici

– 1 émission de radio dans laquelle vous pouvez nous écouter pendant une bonne demi-heure (pour ceux qui sont loin et qui veulent entendre nos belles voix), avec un intermède musical des plus réussis

– 29 posts Facebook et 10 sur Instagram

– Une recommandation Marmiton, tout de même !

– plein de messages d’encouragement de partout dans le monde ! #alscaciendamouraMontreal

– un sujet de conversation inépuisable et des millliards d’idées de Benjamin à trier (nouvelles contreparties, chansons, blagues…)

et bien sûr

– 185 messages de remerciements à nos contributeurs. On avoue, on n’a pas toujours réussi à être originaux et drôles, mais le merci était toujours sincère !

Ca nous a donné de l’amour en pagaille, de l’excitation, de la force pour la suite !

 

Voilà, maintenant vous pouvez reprendre une activité normale, comme disait l’autre.

A bientôt !!!

DERNIER JOUR

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Allez, si vous voulez encore voir nos têtes (en plein soleil) : il y a un bel article à la page Entreprendre dans le Ouest France d’hier :

http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/entreprendre-babelicot-bio-local-dans-bocal-11-06-2016-273473

Et c’est le dernier jour de la campagne de crowdfunding sur Ulule !

200

Si vous voulez nous soutenir et goûter les produits Babelicot en avant première, c’est votre dernière chance ! Alors foncez sur Ulule, et partagez !
https://fr.ulule.com/babelicot-conserverie/

Babelicot, les légumes bio rêvent de finir dans nos bocaux !

Babelicot permet à toute la famille de savourer des bons légumes bio toute l’année, de façon gourmande, pratique et au meilleur prix ! Cette nouvelle marque bretonne lutte contre le gaspillage alimentaire et soutient les petits maraîchers bio du Finistère, tout en apportant gourmandise et inventivité dans vos assiettes.

Bref, Babelicot, c’est bien plus que des bocaux de bonnes recettes à base de légumes bio : c’est une rencontre entre des consommateurs gourmands et exigeants et des producteurs amoureux de leurs légumes.

Bonne journée à tous !!