Comme on aime bien cuisiner mais pas que des pots, on vous fait part d’un recette découverte il y a peu mais qui nous met en émoi à chaque fois qu’on la fait parce qu’elle a tout d’une grande, simple, rapide, bonne, efficace quoi. Voici la recette duuuuuuuuuuuuuu

PUMPERNIKEL

(alors moi je trouve que le nom fait plus petite sœur de chucky que biscuit sympa mais bon c’est comme ça, encore une histoire de nom où ils ne devaient pas tous être d’accord)

pumpernickel amandes biscuit recette

Pour les puristes gourmandogermanophones/philes, vous remarquerez que ce biscuit ne ressemble en rien au pain de seigle allemand du même nom bien que très bon lui aussi. Certains tenteront donc de manger ce biscuit avec des huîtres et seront bien déçus. D’autre le beurreront allègrement et seront bien alourdis.

Non, on ajoute rien, on le croque comme ça, éventuellement, on le trempe dans du café (corretto même, n’ayons peur de rien, marions-le avec de la grappa)

Alors voici la recette, tirée d’une de mes bibles¹. Ce livre a un gros avantage, les recettes fonctionnent parfaitement telles quelles. Ici, on ne touche à rien, il est loin l’esprit de m**ton avec son commentaire de Jean-Jacques qui « trouve que cette recette est pas mal avec des amandes mais tellement meilleure quand on les remplace par du poulet », nous mettant tout de suite un doute existentiel.

Avant de vous lancer, sachez que vous avez besoin d’environ 30 min de préparation et pareil de cuisson au four.

Donc, voici les ingrédients nécessaires à la chose (2 pièces soit une bonne trentaine de biscuits):

– 3 petit œufs

– 250g de sucre semoule (blanc, blond…)

– 8g de canelle en poudre (attention, la canelle ne pèse pas bien lourd, 8g c’est pas mal, environ deux bonnes cuillères à café bombées)

– 250 d’amandes entières grossièrement découpées

– 260g de farine

– 100g d’amandes effilées pour le décor (oui bon là on se la raconte un peu ça n’est pas vraiment indispensable mais c’est classe)

1 : Préchauffer le four à 180°C

1 bis : Verser sucre et œufs dans un récipient.

2 : Fouetter ce mélange pendant 20min (non ce n’est pas une blague, 20min. Mais pas la peine de faire un concours de fouet, l’objectif est d’obtenir un mélange mousseux et non une tendinite, donc on y va cool) (et on ne triche pas avec un batteur électrique)

3 : ajouter la canelle au mélange et remélanger (vite fait, ce coup-ci)

4 : concasser les amandes au couteau (les couper en deux ou trois environ)

5 : ajouter les amandes au mélange ainsi que la farine.

6 : mélanger le tout (vous aurez bien sûr pensé à troquer votre fouet contre une cuillère en bois ou une maryse pour mélanger, au risque de passer le reste de la journée à enlever ce gros mélange pateux d’entre les fils du fouet). Le mélange doit être consistant.

7 : mettre le tout dans une poche à douille

8 : faire deux boudins (ils vont gonfler très légèrement et s’étaler un peu à la cuison donc ne les collez pas) sur une plaque à four farinée ou huilée ou rien du tout si vous avez une feuille spéciale.

9 : parsemer d’amandes effilées puis retirer l’excédent d’amandes

10 : au four ! pour 30 min.

11 : sortir le biscuit et le découper tout de suite au gros couteau à pain (faire des tronçons de 1cm environ)

12 : attendre le refroidissement total, les biscuits vont durcir et seront meilleurs (mais si vous réussissez vraiment à attendre sans en manger un seul vous êtes habité par la force, revendiquez-vous Jedi).

Et voilà !

Et aussi LA variante que c’est moi qui l’ai faite et pas Le mosieur qui a écrit le livre :

Bon en gros on fait la même chose, mais :

– au lieu de mettre de la canelle, on met des épices à tendance plutôt salée du style cumin, curcuma, colombo (un vieil épice, comme disait ma femme)

– plutôt que de vulgaires amandes, on ajoute des graines de courge (en plus c’est moins cher)

Cette variante est parfaite pour faire des biscuits salés d’apéritif ou encore à égrainer dans une salade.

pumper nickel graines de courge et colombo

Je vous invite donc à faire vos variantes et à en faire profiter tout le monde (vous pouvez également nous en envoyer par la poste, on mangera avec plaisir)

¹ Pâtisserie ! de Christophe Felder, aux éditions de la Matinière, p 484

 

1 Comment

  1. C’est vrai que c’est bon… Mais j’ai doublé les proportions de farine que j’ai finalement remplacée par du sucre, et j’ai mis de la dinde plutôt que du… Wahaha!!!
    En fait j’ai goûté cette recette telle quelle, chez les cuisiniers eux-mêmes, et c’est trop bon!
    Longue vie à Babelicot!

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